L’avenir d’Hardelot conditionné par une croissance de sa population ?

Lors d’une rencontre récente avec « Vivre Hardelot », nos interlocuteurs nous ont d’emblée interrogés pour savoir si l’avenir d’Hardelot était une problématique commune. Notre réponse a été évidemment positive. Si nous agissons, comme nous le faisons, pour protéger l’écrin de nature dans lequel niche la station, c’est bien parce que le moteur de notre action est l’avenir d’Hardelot. Nous ne voulons pas que les générations futures nous reprochent d’avoir laissé le développement de la station soumis aux seules attentes des promoteurs immobiliers et, derrière eux, aux deux ou trois propriétaires des terrains. Il suffit de regarder le front de mer. Le front de mer n’est que béton et goudron. Il est dépourvu de toute végétation. Oui, nous sommes préoccupés par l’avenir de la station, d’autant que la problématique de la montée des eaux à brève échéance ne semble toujours pas avoir pris sa place dans la carte mentale des différentes parties prenantes.
Rapidement, l’échange a glissé sur le probléme du commerce local, en grave difficulté, selon une de nos interlocutrices et sur la solution à apporter : le développement de la population de 1900 à 2300 résidents, ce qui passerait par de nouvelles constructions, notamment sur des terrains, que nous protégeons à juste titre, et pour lesquels nous avons engagé une action en justice administrative. Nous ne sommes, bien entendu, pas opposés à la construction sur les terrains constructibles, en souhaitant, cependant, que les constructions nouvelles s’inscrivent dans une politique de développement cohérente avec une vision d’Hardelot à 10 ou 15 ans qui reste à définir.
En raccourci, l’avenir d’Hardelot passerait par la résolution des difficultés du commerce local, qui est lui-même conditionné par de nouvelles constructions, et par voie de conséquence, par l’abandon de nos actions de protection.
Tout d’abord, le commerce d’une station, d’un village, d’une ville est un équipement de service à la population. Certes, il est privé, mais il reste un équipement. Dans certaines zones de France, le commerce de proximité a disparu. C’est regrettable parce que c’est un service à la population qui disparaît. Certaines communes ont donc subventionné directement ou indirectement des commerçants pour qu’ils se maintiennent ou viennent s’installer.
Dans certaines villes, la population des centres-villes a été également dépossédée du commerce de proximité, en raison de la concurrence des centres commerciaux de la périphérie, mais également, parfois, de l’appauvrissement de la population. La richesse vive de la zone de chalandise ne permet plus la rentabilité de tous les points de vente et certains disparaissent (voir le tissu commercial de Boulogne sur Mer).
Dans notre station, tous les points de vente ne sont pas en difficulté, donc il ne faut pas généraliser à l’ensemble du commerce. Il conviendrait donc de segmenter (par secteur d’activité, par exemple) pour affiner l’analyse. Comme les commerçants gardent bien secrets les résultats de leur activité, alors que bon nombre d’entreprises publient leurs résultats, il n’est de toute façon pas possible de mener une quelconque analyse afin de dresser une connaissance sérieuse de la situation du commerce à Hardelot. Tant que cette analyse ne sera pas menée, la situation du commerce à Hardelot restera de l’ordre de l’opinion ou de la croyance. Donc, si nous reprenons le raisonnement, la volonté de constructions nouvelles a pour tout fondement une hypothétique difficulté du commerce local, produit d’une généralisation, et dont la substance est de l’ordre de l’opinion ou de la croyance. Vous imaginez que cela ne saurait suffire à motiver un abandon de nos actions de protection de notre environnement.
Il est donc fort probable que certains commerces sont en difficulté. Mais les sources de difficulté d’un commerce sont nombreuses. Il faut d’abord distinguer les commerces qui sont en phase de maturité et qui déclinent parce qu’ils n’ont pas su s’adapter à l’évolution du contexte. Nous l’avons vu avec le commerce alimentaire. Ensuite, d’autres commerces comme celui de la restauration sont peut être trop nombreux et ne subsisteront que les plus attractifs et les plus solides (d’un point de vue financier et de gestion). C’est la loi du marché. Ceux qui disparaîtront seront peut être remplacés par d’autres, qui souhaiteront venir se frotter au marché, parfois sans étude de marché, sans « business plan », ou avec une assise financière insuffisante. Il ne suffit pas de croire que Hardelot est un eldorado pour venir s’y installer. La gestion d’un commerce dans un tel contexte (forte saisonnalité de l’activité, forte contingence en raison des variations climatiques, etc.) nécessite une solide compétence tant dans son coeur de métier qu’en gestion, une solide assise financière pour ne pas être en cessation de paiement au premier coup de vent, etc.
Néanmoins, même s’il n’est pas possible de mener une analyse sérieuse (scientifique, si j’osais !) de la situation du commerce à Hardelot, il serait bénéfique de mener une étude de l’attractivité de la station auprès des résidents et des touristes afin d’avoir une connaissance de ses forces et de ses faiblesses. Sans doute que les résultats de cette étude nous apporteraient également matière, par exemple, à améliorer l’équipement commercial ou à réorienter la construction vers des produits immobiliers plus conformes aux attentes des clients potentiels. De manière plus générale, un tel diagnostic permettrait de définir des priorités de développement et des stratégies destinées à les réaliser et de donner un peu plus d’ambition à la politique de développement de la municipalité et de la Communauté d’Agglomération du Boulonnais.
Depuis longtemps, nous avons émis le souhait de rencontrer les différentes parties prenantes à la construction de l’avenir d’Hardelot. Certains ont répondu à ce souhait, ne serait-ce que pour nous connaître. Cette nouvelle rencontre, sollicitée par Vivre Hardelot, répondait donc à notre attente. Elle a été profitable, pour nous, car nous avons fait connaissance avec les membres du bureau, nous avons pu échanger, et, surtout, proposer une enquête sur les forces et faiblesses de la station. Cette enquête-diagnostic sera une base de discussion d’une politique de développement de la station. Acceptée par nos interlocuteurs, nous devrions en faire un chantier commun dans un avenir tout proche.

Les Garennes

1. Situation géographique : proximité du Golf des Dunes et au sein d’une ZNIEFF

Tout d’abord, situons le lieu dit « Les Garennes ».

Les Garennes est le nom donné à un lotissement. La création du lotissement « Les Garennes » a été prévue par « défrichement » (en réalité par déboisement, car ce n’était pas une friche, mais plutôt un espace remarquable) d’un espace forestier situé dans une Zone d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique, la ZNIEFF de Dannes et du Mont Saint Frieux. Il s’agit donc bien d’une zone nationalement classée et protégée en raison de sa richesse écologique, de sa biodiversité faunistique et floristique. Pour être exact, l’étude scientifique de cette partie de ZNIEFF a été réalisée entre 2000 et 2006, avec arrêté préfectoral d’extension de la ZNIEFF de Dannes et du Mont Saint Frieux en 2007 et reconnaissance officielle en 2010. Cependant, mairie comme services de l’Etat ne pouvaient ignorer les résultats de cette étude au moment de la délivrance des premiers permis de construire.

Cette zone est en bordure de l’allée des Rouges Gorges et de l’allée des Tourterelles.

 2. Histoire du lotissement : une valse d’autorisations et de contestations

L’histoire de ce lotissement commence par la vente d’une parcelle d’un peu plus de 5 ha par l’indivision S.  L’acquéreur (Société ATL ) présente un permis de lotir délivré le 8 février 2008 par le maire de Neufchâtel-Hardelot. Il obtient un permis de défricher de la Préfecture pour 24 parcelles. Débute alors la vente des terrains et le dépôt des permis de construire.

Le premier dépôt a eu lieu le 9 décembre 2009 (Permis Deb). A cette époque, l’association existait déjà (depuis 2005), mais nous n’avions pas le réseau nécessaire pour être informé, ni les ressources humaines suffisantes pour nous livrer à une veille permanente sur les permis de construire déposés. Il faut savoir également que, si un permis n’était pas contesté dans les 2 mois qui suivent l’affichage sur le terrain, tout recours était inutile. Ce n’es qu’au 4ème permis déposé que nous avons été alertés par une autre association, et que nous avons adressé un recours gracieux au maire, avec copie au pétitionnaire, puis un recours contentieux au Tribunal Administratif de Lille. La motivation n’était évidemment pas de faire obstacle à la construction par les particuliers qui ont acheté ces terrains, mais bien de faire cesser le déboisement sur cette zone classée et protégée.

 Un deuxième permis a été déposé le 29.03.2010 (Permis Tho), et accordé, puis un 3ème (Permis V) le 20.04.2011.

Le 4ème permis (Permis Gva) déposé le 20.04.2011 et accepté par le maire, a été annulé une première fois par le pétitionnaire afin de changer le projet de construction. Il y a donc eu un nouveau permis déposé en septembre 2011 et accepté par le maire de l’époque, malgré l’avis défavorable des services de l’Etat. Pour cette raison, le Préfet a attaqué ce permis en justice, pour violation de la loi « Littoral ». En réaction, le pétitionnaire a déposé un nouveau permis en septembre 2012, au nom de son épouse (Permis Kra), de nouveau accepté par le maire. Consultés, les services de l’Etat émettent de nouveau un avis défavorable, mais hors-délai ! C’est donc, via un certificat de permis de construire tacite, que le permis est accordé par le maire. C’est ce permis que l’association a d’abord attaqué.

 Un 5ème permis est déposé le 12 décembre 2011(Permis Del), de nouveau contesté par le Préfet pour violation de la loiLittoral. Un nouveau permis est déposé le 17 octobre 2012. Ce permis reçoit de nouveau un avis défavorable des services de l’Etat, pour les mêmes motifs. Le maire passe outre et accorde le permis. Un changement de Préfet a eu lieu au cours de l’année 2012. Pas de réaction de ce préfet !

Entre temps, le permis Gri est déposé et accepté par lemaire, via un certificat de permis tacite, en l’absence de nouvelles des services de l’Etat !

 Nous comptions sur les services de l’Etat et le Préfet pourprotéger cette zone, mais ce fût un tort. Nous avons donc décidé d’attaquer tout nouveau permis déposé. Nous n’avons pas eu connaissance du nouveau permis déposé par Del. Ce dernier est passé entre les mailles de nos filets, au prix d’une déforestation et d’affouillements importants, sur la partie de la zone que nous voulions protéger.

Convaincus que la négociation est possible, nous avons rencontré l’adjoint à l’urbanisme (DF) pour lui proposer de laisser Mme Kra et,donc, M. Gva, de construire leur maison et bloquer la suite du programme, en attendant de se mettre autour d’une table, où seraient invitées les différentes parties prenantes. Proposition refusée.

 Depuis, M Gva s’est de nouveau prévalu du permis initialement déposé en avril 2011 et nous l’avons contesté auprès du TA de Lille. Par un jugement de septembre 2017, le tribunal administratif de Lille nous a donné raison sur le fond. La partie adverse a fait appel de ce jugement et nous en attendons les conclusions.

 Le permis Ra a été déposé (17 octobre 2013), accepté par le maire, malgré l’avis défavorable des services de l’Etat, et attaqué par nos soins. Le jugement, récent, du TA de Lille nous a été défavorable pour un problème de forme et non de fond !

 Entretemps, la société ATL a revendu les terrains et le nouveau promoteur a déposé deux permis de construire au nom de la SARL Résidence La Pinède en 2016. Ces deux permis ont fait l’objet de recours de notre part.

Pour une ville « verte » et écologiquement responsable !

 

L’art de l’eau sur la plage

Une ville « verte » est une ville qui s’engage dans une politique de développement durable, autrement dit, qui fait du développement durable une priorité supérieure. Cela suppose qu’elle ait clairement, précisément, formellement, défini ses priorités et qu’elles les ait classées et hiérarchisées !

Qu’est-ce-que le développement durable ? « C’est un développement qui permet aux générations présentes de satisfaire leurs besoins sans empêcher les générations futures de faire de même » (Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement. 1987).

S’engager, ce n’est pas que des mots. La partie prenante qui s’engage prend une décision qui la lie à d’autres parties prenantes, la met en jeu, modifie qualitativement sa vie de manière plus ou moins radicale. C’est une décision qui se traduit par des actes, un comportement d’implication, qui fait passer d’autres existences dans son existence, faisant naître ainsi une certaine solidarité, une communauté de destins. C’est à l’opposé du comportement de retrait, qui consiste à subir le cours des évènements, à se laisser façonner par eux, donc par les décisions des autres parties prenantes.

L’engagement rend responsable, au sens qu’il s’agit de répondre de ses décisions, de prendre en charge le cours des évènements et de décider d’en répondre. S’engager, c’est imprimer une marque de volonté aux évènements, en référence à un projet, un idéal, des valeurs morales.  En bref, c’est se préoccuper de l’avenir, faire advenir ce que la situation comporte comme potentialités intéressantes. En l’occurrence, s’engager pour un développement durable de la ville d’Hardelot, c’est examiner les champs de possibles et agir pour faire advenir le meilleur pour la génération présente sans compromettre son attractivité pour les générations futures.

C’est le sens de notre engagement. Nous ne voulons pas que la ville d’Hardelot et son avenir soient livrés aux seules attentes et intérêts d’autres parties prenantes avec, le cas échéant, l’aval de nos élus. Nous ne nous cantonnons pas à une attitude défensive, nous avons un projet pour notre ville, un projet de développement durable. Nous nourrissons un idéal : laisser une ville attractive pour les générations futures. Nos arguments, nos décisions sont prises en référence à des valeurs morales, sont éthiquement marquées : la liberté, le respect, la tolérance, la justice, l’équité, la dignité. En raison de cette posture, il nous est difficile de supporter le dogmatisme, le sectarisme, le clientélisme, la discrimination et autres comportements nuisibles à la vie démocratique.

Les parties prenantes d’une situation, d’un projet, ne sont pas que les hommes et leurs organisations, ce sont toutes celles dont la qualité d’existence, voire l’existence, est « engagée » par les décisions prises pour la ville. Elles relèvent de l’environnement naturel (eau, air, minéraux, végétaux), de l’environnement animal et, bien entendu, de l’environnement humain. Protéger la biodiversité, par exemple, c’est intégrer la nature comme partie prenante dans le processus de développement.

Le développement durable est un impératif pour la ville !

Hardelot est une ville récente. Elle est née il y a un demi siècle. Cependant, en un demi-siècle, elle a déjà consommé une grande partie de ses ressources naturelles : le sol, la forêt. L’artificiel (tout ce que ses habitants ont construit et ont laissé construire, planter) domine largement le naturel. Toute cette « production » a simultanément été une consommation de ressources naturelles de la ville et de l’extérieur (matières premières nécessaires pour produire le béton, le goudron, le bois, etc.).  Or, les ressources naturelles de la ville sont limitées : le sol est limité à celui qui est défini par le territoire cadastral, la forêt est limitée à la part qui lui a été historiquement consacrée sur ce sol.

Ces ressources naturelles sont notre matière première parce qu’elles conditionnent le développement de la ville, la vie de ses habitants actuels et celle des générations futures.

  • Le sol disponible conditionne l’habitat et la surface habitable par habitant. La multiplication des étages est une solution qui a ses limites : c’est pour cette raison qu’elle est règlementée par un coefficient d’occupation des sols. Laisser le COS s’envoler, c’est permettre aux immeubles de prendre de la hauteur, au détriment de l’esthétique, donc de l’attractivité de la ville. Il suffit de regarder le front de mer pour s’en convaincre. Il a fait la fortune des propriétaires fonciers et des promoteurs concernés, mais il est aussi une faiblesse remarquable et souvent remarquée pour l’attractivité de la ville. D’autre part, chaque fois qu’une surface est construite, recouverte de béton ou de goudron, elle n’est plus disponible pour l’infiltration des eaux de pluie.
  • La forêt a une quadruple mission pour la ville. Mission biologique d’abord, puisqu’elle absorbe le gaz carbonique et produit de l’oxygène. Mission esthétique : elle participe à la beauté de la ville, donc à son attractivité. Mission de protection : elle protège contre l’érosion des sols, elle amortit les éléments tempétueux, elle absorbe l’humidité. Mission productive : bois de chauffage, ouvrages en bois.  Ses missions sont discrètes mais essentielles. Imaginez que les villes voisines se mettent à détruire massivement la forêt sur leur propre territoire (Condette, Neufchâtel) et la transformation qui s’ensuivrait ! Avant de compter sur le comportement écologique des autres villes, il faut d’abord être écologique dans sa propre ville. Si vous évaluez le comportement écologique au nombre d’arbres abattus sur le territoire d’Hardelot et le nombre d’arbres plantés en front de mer….!
  • Les dunes ont un rôle essentiel en bord de mer. La dune est un obstacle à l’avancée de la mer, mais ne peut jouer ce rôle que si elle perd de sa volatilité grâce à la végétation (oyats, arbustes, forêt). L’autre remède à l’érosion est l’endiguement, mais il est coûteux à construire et à maintenir ensuite. Il n’est pas non plus à l’abri d’affaiblissement discret mais nuisible (infiltration des eaux de ruissellement, par exemple), comme en témoigne la digue de Wissant. Les dunes, la forêt atténuent les risques d’inondation : laisser des dunes et des zones boisées en ville est loin d’être dénué de sens. Enfin, les dunes participent à l’attractivité de la ville parce qu’elles offrent des zones de « respiration » au sens propre et au sens figuré. Protéger les dunes est une nécessité. Ailleurs, souvent, les dunes et leur flore sont protégées par des règles de fréquentation, des recommandations. A Hardelot, elles sont livrées au libre-arbitre  de chacun, donc parfois au stationnement sauvage quand ce n’est pas à la décharge de déchets.

L’écologie est d’abord, et avant tout, une éco/logique, c’est à dire une logique de respect, de protection, de développement maîtrisé de l’environnement. Elle procède d’une approche systémique : le système « ville » ne vit pas en vase clos ; il est en relation d’interdépendance plus ou moins forte avec des éléments de son environnement. Ces éléments forment son écosystème. Être écologique, c’est se préoccuper de l’écosystème pour assurer le développement durable du système. Nous sommes loin de la représentation simpliste, réductrice, étriquée que certains ont de l’écologie et des écologistes.

Notre ville est déjà bleue par sa proximité de la mer, et c’est un atout. Elle peut aussi rester et devenir plus « verte », si toutes les parties prenantes à son développement s’engagent, par leurs décisions, à faire advenir cette possibilité. L’avenir passe par un développement durable, donc soutenable. Pour que cela ne reste pas une expression vaine, il faut une vision à 10 ans, voire 20 ans pour la ville. Quelle ville voulons-nous à ces échéances ? C’est cette vision qui guidera, fédèrera nos décisions, nous inclura dans un projet commun et finalement nous mobilisera. Les logiques d’acteur ne s’effaceront pas pour autant, fort heureusement, mais elles trouveront là un possible champ de complémentarité. Les contradictions, les oppositions n’en seront pas pour autant effacées ; fort heureusement, car elles sont sources de progrès, à condition que l’écoute, l’impartialité et la rigueur président à leur analyse et à leur solution.

Adhérez ! Rejoignez-nous !

Vue sur Equihen

 

Vous êtes préoccupé(e) par l’avenir de notre station, vous vous sentez concerné(e) par l’héritage que nous laisserons à nos enfants et aux générations futures !

Alors rejoignez-nous sans hésitation !

« L’idée fondatrice de la pensée occidentale moderne est celle d’un environnement qui nous serait extérieur. Nous devons au contraire comprendre que nous sommes notre environnement : nous en sommes les acteurs conscients ». (François Léger, Philosophie Magazine, novembre 2018, page 31).

Pour nous rejoindre, remplissez le bulletin d’adhésion ci-dessous et envoyez votre chèque à :

Association Hardelot-Opale-Environnement

32 Allée du Promontoire

62152 NEUFCHÂTEL-HARDELOT

La cotisation est fiscalement déductible à 66 %. Elle est annuelle (année civile).

    • Cotisation minimale : 30 € (soit 10€ net, après déduction fiscale !!!).

 

    • Cotisation « normale » : 40 €

 

  • Cotisation de membre bienfaiteur : 60 €

« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants« . (attribué à Saint Exupéry)

 

Nous vous remercions chaleureusement pour votre adhésion et votre soutien financier. Merci d’être notre porte-parole auprès de votre entourage.

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PV d’Assemblée Générale 2018

Chars à voile. Catherine.

Samedi 20 Octobre 2018. Hôtel Les Jardins d’Hardelot

La Présidente, Sylvie BEDHOME, ouvre la séance par l’accueil des participants et un mot de bienvenue.

Sont élus respectivement Président et Secrétaire de séance, Sylvie BEDHOME et Joël MARCQ.

Les pouvoirs sont comptés et vérifiés. Sont présents ou représentés : 20 adhérents.

Sylvie BEDHOME expose son rapport d’activité en mettant l’accent sur le travail de suivi des dossiers en cours au Tribunal Administratif de Lille (La Pinède 1 et 2 et plus récemment le permis « Les Sternes »). Elle informe l’assistance que le permis Gvazdaïtis a été annulé en 1ère instance par le TA (sur recours de l’association), et qu’un recours en appel a été interjeté par les parties adverses. Le recours contentieux contre le permis « Rault » s’est soldé par un échec en raison d’une illégalité externe (la capacité du Président à ester en justice a été contestée par l’avocat de la mairie en raison de l’absence de mandat du CA, sur la base d’une rédaction équivoque de nos statuts). Le CA a décidé de ne pas faire appel de ce jugement. L’action contentieuse de l’association contre le SCOT a amené les juges à demander une nouvelle enquête publique avant qu’ils ne se prononcent sur le fond. La nouvelle enquête publique a été réalisée et nous y retrouvons la plupart de nos arguments, qui ont donc été repris par le rapporteur. Les adhérents sont invités à se rendre sur le site du SCOT pour connaître les détails de ce rapport et la réponse du Syndicat Mixte du SCOT aux réserves et commentaires du rapporteur.

Enfin, elle souligne la rupture de la nouvelle maire avec l’attitude de dénégation de son prédécesseur quant à l’existence de notre association : nous avons été invités aux 2 réunions du SMDUC (Schéma Managérial de Dynamisation Urbain et Communal). A ce titre, elle rappelle, que bien que nous ayons perdu notre agrément d’Association Locale d’Usagers (suite au recours contentieux de l’ex-maire contre la décision préfectorale), nous sommes toujours membres de la Commission de Surveillance du site de gestion des déchets de Dannes, à la demande expresse de la sous-préfecture.

Le rapport moral de la Présidente est soumis au vote de l’Assemblée et accepté à l’unanimité.

Joël MARCQ projette et commente les résultats comptables de l’exercice 2018 (à la date du 20 octobre) après un rappel de ceux de la totalité de l’exercice 2017. Ces deux exercices ont particulièrement pesé sur l’assise financière de l’association, et en particulier 2017, parce qu’ils ont concentré un grand nombre de factures d’honoraires d’avocat et des frais irrépétibles. Néanmoins, la trésorerie est toujours positive. Il faudra cependant reconstituer le « matelas » afin de rester en sécurité financière et de ne pas être handicapé, dans nos actions futures, par une insuffisance de financement. La multiplication des adhésions n’est pas suffisante, la recherche de donateurs est indispensable. Après une baisse accidentelle, il y a quelques années, le nombre d’adhérents s’est stabilisé. Une campagne d’adhésion par le « bouche à oreille » est cependant souhaitable, pour renforcer l’association mais aussi et surtout pour la rajeunir et renouveler ses forces militantes.

Le rapport de trésorerie est soumis au vote et accepté à l’unanimité.

Les dossiers en cours sont ensuite soumis à discussion, en particulier le permis « Les Sternes » accordé par la mairie et contesté par l’association, saisie par des riverains de l’allée des Avocettes. Seules 4 familles de riverains se sont associées au recours engagé par l’association avec l’assistance d’un cabinet d’avocats. Ce permis est pourtant déterminant, car stratégique pour la CIH. En effet, si ce permis est finalement accordé par les juges, c’est tout le projet de la CIH qui pourra être déroulé, sans obstacles.

Au cours de la discussion, est revenue la nécessité pour l’association de se montrer plus constructive avec la proposition d’un projet alternatif à celui des promoteurs. Un groupe de travail sera initié par quelques membres de l’assistance, sur la base d’un premier jet abondé ensuite par les idées des uns et des autres.

De même, a été relancée l’idée d’une rencontre avec le Conservatoire du Littoral pour évaluer l’intérêt de celui-ci pour la reprise de terrains à protéger durablement. L’idée s’est transformée en projet piloté par 2 participants à l’AG.

Enfin, l’attitude incompréhensible de l’APH à l’égard de notre association a amené une proposition de rencontre de 2 ou 3 membres du CA avec 2 ou 3 membres de celui de l’APH. Cette proposition de rencontre sera soumise par Mr VM au président de l’APH. Mr GB sera présent, en qualité de médiateur.

L’Assemblée a ensuite procédé au renouvellement du CA, sur la base de la candidature des actuels membres du CA et de la candidature nouvelle de Vincent MENET. Chaque candidat a été élu à l’unanimité des adhérents présents et représentés. Le nouveau CA est donc composé de Georges BECQUART, Sylvie BEDHOME, Brigitte DUPONT, Joël MARCQ, Vincent MENET, Nicole REGNIER.

La Présidente de séance remercie les participants à l’Assemblée Générale, invite les membres élus du CA à se réunir immédiatement afin d’élire les membres du Bureau et prendre les premières décisions.

La Présidente , S BEDHOME                                              Le Secrétaire , J. MARCQ

Notre association

Notre association a été officiellement créée le 13 octobre 2005, avec une parution au Journal Officiel le 19 novembre 2005. Elle s’appelait alors Hardelot-Environnement et ne concernait que le territoire de Neufchâtel-Hardelot.  En réalité, elle est née dans une villa du bord de mer, de la rencontre de quelques résidents émus par le développement rapide mais anarchique de la station, et motivés par le danger de voir disparaître ce qui faisait son attractivité : la présence des sites dunaires au sein et autour de la station, l’intime cohabitation de la nature et des constructions à l’arrière d’un front de mer presque entièrement bétonné sur des hauteurs de plus de 15 mètres qui font obstacle à tout regard. Sur les 5 familles présentes, une seule personne avait l’expérience du milieu associatif orienté vers la défense de l’environnement.  La conjugaison des compétences et des volontés de s’engager a entraîné la formation d’un premier conseil d’administration, qui a nommé un premier bureau. La communication par le « bouche à oreille » a permis de rassembler une vingtaine de familles,  et de réunir une première assemblée générale, qui a propulsé un premier conseil d’administration élu. Rien d’extraordinaire, en apparence, puisque c’est ainsi que naissent la plupart des associations. Mais, fondamentalement, avec cette association, émergeait un véritable contre-pouvoir, une nouvelle partie prenante, que certains n’accepteront jamais et ne cesseront de vouloir la faire disparaître, manifestant ainsi leur dogmatisme, leur sectarisme et leur refus d’un principe fondamental de la démocratie (l’existence de contre-pouvoirs).

En 2010, il a été décidé d’étendre notre zone d’influence aux communes environnantes, et, par voie de conséquence, de modifier le nom de l’association : Association Hardelot-Opale-Environnement.